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LE CUT

Le « cut » est pour le monteur, l’outil de base qu’il a sa disposition pour assembler les scènes d’un film. C’est une coupure entre deux scènes sans aucune transition (comme un fondu enchaîné par exemple) ou durant une action se déroulant dans une même scène. On parle alors de « raccord« . C »est à la fois une technique simple mais qui peut se révéler très complexe car il faut penser l’enchaînement des scènes d’un point de vue narratif mais aussi d’un point de vue technique.

Le « cut » répond à des exigences techniques car on enchaîne pas une image sur une autre au hasard. Plusieurs règles sont à respecter pour que le « raccord » soit le plus naturel. Ce  « raccord » peut aussi ne pas être naturel mais se sera pour une raison particulière (le réalisateur souhaite faire un « effet » dans un but précis : choquer, déstabiliser, amplifier un changement de situation etc…).

Table de montage

Table de montage

Le montage est également une question de rythme, il convient donc de respecter un certain tempo et celui-ci doit être en adéquation avec la vision d’une scène ou d’un film que le réalisateur souhaite montrer ou même correspondre à un genre de film:

Un film d’action ou de guerre aura un rythme dynamique, le nombre de « cut » dans chaque scènes sera important.

Un film romantique sera plus lent et le nombre de « cut » seront plus faible dans les scènes.

Les raccords doivent aussi respecter la loi des 180 ° et des 30 ° lors d’un champ contre champ.

A quel moment en général doit se faire le « cut » dans une scène ?

  • Ça dépend du point de vue que veut donner le réalisateur ( que veut-il montrer ? et pourquoi ? )
  • Dans une scène de combat, un « cut » au moment de l’impact avec un changement d’axe donnera du punch à la scène et un effet plus violent ( voir même la suppression de quelques images durant cet impact peut amplifier l’effet).
  • Lorsqu’un personnage marche, il est important que le « cut » soit placé en respectant les « pas » de l’acteur et pas sa position précise dans l’espace, si l’acteur est sur le pied droit le raccord doit le placer dans la continuité du mouvement, donc sur le pied droit.
  • Donner une sensation de vitesse ou de violence : on multiplie le nombre de « cut » dans la séquence, comme la scène de la douche dans PSYCHOSE ( 1961 Hitchcock ).
Psychose

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  • le « cut » est en rythme avec la musique ( si celle-ci n’est pas composée après c’est le compositeur qui fera en sorte que sa composition  » colle  » à l’image et non le monteur ).

A quel moment on ne fait pas un « cut » dans la scène ?

  • Au milieu d’un mot prononcé par un acteur lors d’un champ contre champ.
  • Lors d’une scène lente ( ou alternant des fondus ), on diminuera le nombre de « cut« .
  • Quand une action n’est pas terminée, si le « cut  » doit servir à passer à la scène suivante, sauf si il a un intérêt visuel à la transition ( 2001, l’Odyssée de l’espace avec l’os lancé dans le ciel qui devient un vaisseau spatial )

On parle de « smash cut » lorsqu’une transition entre deux plans change totalement la scène, ce qui implique un effet de surprise, le spectateur ne s’attendant pas à une transition si brutale…effet garanti.

Le « smash cut » permet par exemple au réalisateur de montrer la terreur dans les films d’horreur en utilisant également des effets sonores ( calme / bruyant ).