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DOCTEUR FOLAMOUR

 

Docteur Folamour ou comment j’ai appris à ne plus m’en faire et à aimer la bombe (STANLEY KUBRICK, 1964)

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Film humoristique et au combien « cultissime » de Stanley Kubrick.

Sortie en salle en 1964, avec en vedette l’irremplaçable Peter Sellers.

Peter Sellers tiens le rôle ou plutôt les rôles principaux. Il joue à la fois le Colonel Mandrake (pris en otage par son général sur la base aérienne), le Président des Etats-Unis, et le Docteur Folamour (ancien savant du régime nazi).

Il était même prévu qu’il joue le commandant Kong, pilote du bombardier B-52, mais n’arrivant pas à faire l’accent texan, il refusa le rôle.

L’histoire se passe en plein guerre froide, un général de l’U.S. AIR FORCE, pris de folie paranoïaque lance l’ordre à ses bombardiers B-52 de décoller pour attaquer l’URSS avec l’arme atomique. L’état d’alerte étant lancé le Président réuni ses conseillers dans la Salle de guerre et pour prouver sa bonne foi convoque l’ambassadeur sovietique.

Le film se passe sur 3 lieux différents :

  • A l’intérieur du bombardier B-52
  • Au sein de la base aérienne d’ou sont partis les bombardiers
  • Dans la « salle de guerre ».

 

Si nous avons l’habitude aujourd’hui de voir des films d’espionnage ou de guerre ou se tiennent des réunions d’état major ou de haut dirigeant dans des salles de commandement ultra-moderne, il s’agit là d’une première dans un film.

Docteur folamour

Docteur folamour

Bien que le film soit remplis de scène ou de personnage culte comme le Docteur Folamour lui même ou l’ambassadeur soviétique avec sa « Machine Infernale », le général conseiller au Président…

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Docteur Folamour

D’autres films de Stanley Kubrick dénoncent l’institution militaire (FULL METAL JACKET ou LES SENTIERS DE LA GLOIRE). Ici c’est avec ironie et humour noir que Kubrick se moque de la guerre froide, alors même que nous sommes dans une période d’extrême tension entre les Etats-Unis et L’URSS.

Comme il est dit dans le film on ne se bagarre pas dans la salle de guerre !

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Le film a été tourner dans un contexte très sérieux, très proche de la crise des missiles de Cuba de 1962.

Les scènes à l’intérieur du bombardier sont extrêmement réalistes, l’acteur Slim Pickens qui interprète le pilote du B-52  (le commandant Kong) n’étant même pas au courant de tourner une comédie et prenant son rôle au sérieux.

Docteur Folamour

Docteur Folamour

Le personnage du commandant Kong, pilote du B-52 est caractérisé par sa ressemblance avec un cow-boy. Il porte un chapeau et a un fort accent texan (en V.O.). Le rôle avait été proposé à John Wayne qui le refusa.

Docteur Folamour

Docteur Folamour

La scène culte du film est le final, quand le commandant Kong chevauche la bombe atomique tombant sur sa cible, tel un cow-boy dans un rodéo.

Cette image, d’un cow-boy chevauchant une bombe nucléaire est très symbolique, elle montre à elle seule l’absurdité absolue du pouvoir de destruction entre les mains des politiques et des militaires.

Cette scène sera reprise dans d’autre film comme ARMAGEDDON (1998, M. Bay) ou Steve Buscemi alias « Rockhound » pris du mal de l’espace, chevauche la bombe qui doit être utilisé pour détruire l’astéroïde.

Armageddon

Armageddon

Cette scène est également reprise dans la série LES SIMPSONS (Saison 5 « Erreur sur la ville »)

Les Simpsons

Les Simpsons

De nombreuses autres scènes du film ont été parodié dans d’autres épisode des SIMPSONS (voir the Simpsonpark).

Il suffit donc qu’un personnage de film se retrouve assis sur une bombe ou un missile pour immédiatement faire penser au DOCTEUR FOLAMOUR.

En savoir plus:

Analyse du film sur SensCritique

Article de Telerama