Get Adobe Flash player
Annonces

Un méchant c’est indestructible

Le cinéma est une boite à émotion, en allant voir un film, une fois la lumière coupée, nous sommes transporté dans un autre univers.

Nous allons passer minimum 1h30 de notre vie en nous identifiant aux personnages de ce film. Partager leurs émotions avec les nôtres, des joies des surprises, du suspens.

Mais ce qui, pour nous est le plus étrange, c’est que nous payons aussi pour nous faire peur, angoisser, être terrorisé.

Étrange non ?

Ce que le spectateur demande, le réalisateur lui donne. En plus il se fait plaisir au passage. On ne citera  pas ici de film romantique ou de comédie, nous sommes dans le registre du film de genre: Du thriller, du film d’action, de science-fiction.

Au 1er rang des méchants indestructibles, nous trouvons les machines. Les robots à l’apparence humaine, aussi glacial que l’acier qui les compose, ils n’ont aucune émotion et sont indestructibles. Le plus célèbre est le Terminator toutes versions confondues: Classique ou fait de métal liquide, version encore plus effrayante car encore plus difficile à vaincre.

Terminator

Terminator

Terminator

Terminator


Terminator 2

Terminator 2

Terminator 2

Terminator 2

Le robot se retrouve ainsi dans de nombreux films en ayant le mauvais rôle comme dans ROBOCOP 2 ou  AVENGER 2, tous les robots ne sont pas sympathique comme WALL-E ou R2D2.

Toujours dans la catégorie des machines, nous avons les variantes plus « intelligence artificielle » qui se retournent vers son créateur, ce sont les agents dans MATRIX (A. et L. Washowski, 1999).

Matrix reloaded

Matrix Reloaded

En plus d’être très difficile à fuir, ou même à s’en débarrasser, ce dernier à une force sur-humaine, normale c’est un minimum pour être un méchant mais pire encore, il peut se « ressusciter » et de se multiplier. Tel un virus dans un système informatique.

Au registre de l’intelligence artificielle le plus célèbre est certainement le méchant ayant l’apparence la plus simple:  « HAL » dans 2001, L’Odyssée de l’espace (S. Kubrick, 1968).

« HAL 9000 » a engendré d’autres « méchants » dans les films qui l’ont suivi : War Game (J. Badham, 1983); L’œil du Mal (D.J. Caruso, 2008).

Au registre des méchants indestructibles, le cinéma s’est largement servi dans la littérature, ou nombreux sont les méchants indestructibles tel DRACULA (F.F. Coppola, 1992), les loups-garou, les zombies, le monstre de Frankenstein, les momies, etc…

Dracula

Dracula (1992, F.F. Coppola)

Ils ont un aspect psychologique souvent torturé, on peut trouver dans leurs histoires personnelles les raisons de leurs transformations (souvent physique) et de leur soif de vengeance et de haine.

la Momie

la Momie (1999,  S. Sommers)

Vient la catégorie des monstres en tout genres, comparable parfois aux machines pas leur absence de sentiment mais différents des « Dracula », « Momie » et autres méchants provenant de la littérature. Ils ont souvent un instinct animal, un coté prédateur. Si la machine exécute froidement sa cible, le monstre lui, éprouve un plaisir jubilatoire et très souvent dans un abondance de violence et de sang.

Un premier rang nous trouvons bien sûr ALIEN (R. Scott, 1979), silencieuse, rapide, féroce, peut causer des ulcères violents et saigne de l’acide qui fit fondre le métal. Bref se retrouver coincé dans l’espace, loin de tout, sans arme et avec cette chose à coté, vous n’allez pas passer un moment agréable.

Alien

Alien

Alien 3

Alien 3

Considéré comme l’outsider de l’Alien, le PREDATOR (J. McTiernan, 1987). Toujours un monstre extra-terrestre, c’est un chasseur qui tue par plaisir et non par instinct. Il peut se rendre invisible, à une vision infra-rouge (pratique pour savoir si la proie a de la fièvre par exemple) et une panoplie d’armes à rendre jaloux un Terminator. Bien sûr ce Prédator est très difficile à battre, même un Arnold sur-entraîné va vraiment transpirer pendant 1H30.

Dernière catégorie de méchant, les méchants humains. Aucune modification génétique, ou utilisation de produit donnant des pouvoirs de super héros. On n’attendait pas à voir ce type de méchant à cet endroit là, et surtout notre héros se retrouve bien désappointé pour s’en débarrasser.

Ce sont par exemple les « russes » dans ROCKnROLLA (G. Ritchie, 2008), tueurs à gages lancés sur la trace du héros, ils sont increvables.

RocknRolla

RocknRolla

RocknRolla

RocknRolla

En haut du podium, le méchant le plus mal coiffé de l’histoire du cinéma, joué par Javier Bardem, nous le retrouvons dans NO COUNTRY FOR OLD MEN (J. et E. Coen, 2007). Le choc est d’autant plus grand que ce Mr « tout le monde » est réellement dangereux, il tue tout ce qui se trouve sur son chemin avec un compresseur, même les meilleurs chasseurs de prime ne l’arrête pas. Tous ses adversaires sont totalement impuissants face à lui. Personne ne lui échappe,  il est attiré vers sa cible comme un aimant. Blessé, affaibli il reste toujours aussi efficace.

No country for old men

No country for old men

Un petit coup de compresseur dans le cerveau, ça aide à décompresser…

No country for old men

No country for old men

Plus aucun coiffeur n’ose lui couper les cheveux, c’est certainement à cause de cela que « Anton Chigurh » est devenu méchant.

Le réalisateur doit respecter quelques règles pour le plus méchant des méchants:

  • Il doit être indestructible, toute tentative pour le mettre hors jeu étant voué inexorablement à un échec, que ce soit une machine, un extra-terrestre ou même un humain. Il ne craint pas les coups, ni les balles, peut se régénérer, se ressusciter ou même affaibli, il est toujours aussi puissant. Il a des capacités hors-normes…mais heureusement une faille existe, il faut juste un peu de temps et de souffrance pour la trouver.
  • Il doit se fondre parfaitement dans la foule, passer inaperçu. Si ce dernier n’est pas de l’espèce humaine c’est plus compliqué mais il a certainement des capacités pour se camoufler ou se rendre invisible ou simplement rester dans l’obscurité sans faire de bruit (exemple: Rentrer dans les voitures ou les maisons sans effraction et faire très peur en sortant du placard ou de la banquette arrière).
  • Il a des capacités à retrouver sa proie (sous entendu le héros du film auquel naturellement nous nous sommes identifié), impossible de lui échapper. Il va apparaître à des moments ou on l’attend pas, quand le héros se pense en sécurité.
  • Si le méchant est humain, il doit ressembler à Mr « Tout le monde », c’est encore plus flippant qu’il puisse apparaître comme son voisin plutôt que comme un bodybuilder.
  • Quand le héros au bout d’une lutte titanesque pense avoir détruit ce méchant…Pas de chance soit il change de forme et devient plus méchant ou plus laid, soit il lui reste encore un dernier tour dans sa poche (explosion par exemple).

Il y a également des règles pour filmer ce méchant :

  • Il avance lentement et inexorablement vers nous (nous étant le personnage auquel nous nous sommes identifiés), ce qui semble étrange car même en courant plus vite, il est toujours derrière nous à la même distance voir même se rapproche.
  • Il est souvent filmé en contre plongé, donnant une impression de pouvoir et de suprématie en écrasant l’image par sa présence.
  • Il ne s’énerve pas, n’a pas de sentiment, Il ne rigole, pas même un sourire ou de manière ironique (sous forme d’autodérision)…ou quand il s’énerve ça fait très mal.
  • La première scène ou apparaît ce méchant sert de démonstration de l’étendu de ses capacités ou de son inhumanité, histoire de faire comprendre au spectateur que le héros du film va passer un mauvais moment.