Get Adobe Flash player
Annonces

Mais dans la vraie vie ça fait pas ça…

L’avantage ou parfois l’inconvénient avec le cinéma est qu’il permet de s’affranchir de certaines contraintes du quotidien ou de lois physiques, qui franchement sont parfois pénibles à vivre.

Qui n’a pas rêvé de ne plus avoir à fermer sa de voiture à clé ? de trouver une place de parking juste à coté de l’endroit ou  aller, de ne pas perdre de longues minutes durant les files d’attente, de ne jamais être décoiffé après une bonne bagarre, dormir avec du maquillage etc…

Aucune statistique officielle existe en la matière mais on peut facilement dire que 90% des films sont tout simplement des films de science-fiction, comment peut-on arriver à cette conclusion ?

Prenons simplement l’exemple de la voiture. Depuis quelques années nos voitures peuvent s’ouvrir sans clés … ou du moins sans les insérer dans la serrure, puis tourner pour verrouiller ou déverrouiller la portière, rappelez-vous que ça n’était pas le cas il y 15 ou 20 ans.

Et pourtant, depuis que l’on voit des voitures dans les films, aucun héros de film n’a besoin d’insérer une clé dans une portière. Il suffit que le héros s’approche de la portière sans besoin de sortir une clé pour que la portière soit déverrouillée… toujours ? Non c’est faux pas toujours, quelques fois certainement par manque de chance et pour ce cas la statistique monte à 100% des cas. Le protagoniste qui prend sa clé dans la poche l’insert dans la serrure de sa portière se fait soit kidnapper soit attaquer par un monstre ou un psychopathe et quand il veut prendre le temps de tourner la clé dans le contact, soit sa voiture explose soit quelqu’un est caché sur la banquette arrière. Personnellement, j’ai acheté un véhicule avec ouverture à distance et même avec démarrage sans clé pour éviter ce genre de contre-temps.

CASINO (M. Scorsese, 1995)

Il faut dire que le cinéma n’aime pas beaucoup les portes, les clés, les serrures. On arrive a défoncer une porte avec un coup de pied bien placé, ou  un simple trombone peut faire l’affaire si on veut faire cela en finesse, un petit coup de coude dans la vitre pour la casser et même pas une égratignure.

Si les constructeurs automobiles ont su s’inspirer du cinéma pour la technologie de nos portières de voiture, les fabricants de lentilles de contact ou de lunettes ont encore du travail.

En effet, comment font ces Cow-boys dans les westerns des années 50 pour voir la nuit sans avoir besoin de torche ? Il est vrai que la couleur tire beaucoup sur le bleu. Mais que ça serait pratique dans la vraie vie.

La prisonnière du désert (J. Ford, 1956)

La prisonnière du désert (J. Ford, 1956)

La prisonnière du désert (J. Ford, 1956)

La prisonnière du désert (J. Ford, 1956)

Ce sont ces mêmes Cow-boys qui avaient déjà inventé « le forfait illimité« , plus besoin de recharger son arme, le barillet comportant « officiellement » 6 cartouches peut en tirer bien plus dans un film. Il est vrai que pour permettre un peu de dialogue dans les films d’action on prendra le temps de charger son arme ça reposera les oreilles.

Si on souhaite montrer que le héros est plus intelligent que le méchant, ce dernier aura compté les balles restantes de son adversaire…mais tout ça se termine souvent au couteau ou à main nue.

Si il est un domaine que le cinéma n’aime vraiment pas c’est l’acoustique ou les lois physiques en rapport avec le son.

Petit rappel physique : La vitesse de la lumière est de 299 792 458 m / seconde, pour faire simple dans la démonstration nous dirons qu’elle est immédiate. La vitesse du son est de 340.29 m / seconde.

Ce différentiel est visible lors d’un feu d’artifice, le son mets quelques instants (une fraction de secondes) après l’explosion pour arriver à nos oreilles. De même lors d’un orage on peut calculer une distance exacte du lieu de l’impact en comptant les secondes qui séparent l’éclair du tonnerre.

Différentiel entre son et lumière

Différentiel entre son et lumière

Exemple: Un écart de 3 secondes entre un éclair et un coup de tonnerre indique que l’on se trouve à une distance de 1020 mètres du point d’impact.

Utile me diriez-vous ?

Absolument pas si vous êtes le personnage d’un film, coincé sous un orage, car quand un éclair apparaît dans un film il est simultanément accompagné d’un bruit assourdissant du tonnerre.

De même pour un feu d’artifice ou encore pour une explosion atomique se situant à des dizaines de kilomètres…. dans ce cas les explosions nucléaires sont parfois « silencieuses » on entendra seulement l’onde de choc sur les bâtiments. Je passe donc les détails comme regarder une explosion nucléaire brûle la rétine, les radiations ça fait mal et en plus le bruit de l’explosion peut rendre sourd etc…

Le cinéma est sélectif et n’est pas un film « scientifique ».

Toujours concernant le son, il faut rappeler que celui-ci est audible pour nos oreilles grâce à un déplacement dans l’air des ondes sonores. Dans l’espace vous pourrez toujours crier personne ne vous entendra car il s’agit d’un milieu vide d’air.

Pourtant le bruit que fait un vaisseau spatial comme un chasseur TIE ou n’importe quel autres engins provenant de STAR WARS (1977-2015) ne pourrait pas être entendu par un astronaute de sortie dans l’espace et encore moins l’explosion de l’Etoile Noire (qui n’exploserait pas mais imploserait).

LA REVANCHE DES SITH (G. Lucas, 2005)

Mais contrairement à nos oreilles dans la vraie vie, qui ont du mal à entendre un portable sonner quand le sèche linge fonctionne ou encore entendre quelqu’un qui nous parle dans la rue à coté d’un marteau-piqueur. Les personnages d’un film n’ont pas la même sensibilité auditive.

Dans un film on arrive à communiquer quelques soient les conditions, certes les personnages doivent être habitués à vivre dans un brouhaha permanent. Car arriver à se parler quand on se trouve dans un hélicoptère, ou au milieu d’explosions qui rendraient n’importe qui sourd ou au minimum des acouphènes sévères, reste quand même un exploit. En cinéma il s’agit pourtant de la norme.

TRUE LIES (J. Cameron, 1994)

La palme d’Or de l’abolition de toutes règles « physiques » élémentaires est visible dans les films indiens: Gravité, masse, explosion, vitesse, son etc… Pas convaincu ? Voici un extrait qui fera passer  MATRIX, TERMINATOR et IROBOT  pour des films documentaires !

 

En conclusion voici donc les principes  » physiques et acoustiques de base » en cinéma:

  • La vitesse de la lumière est égale à la vitesse de propagation du son.
  • Peu importe le milieu (air, aquatique, vide) le son est audible et peut être amplifié ou réduit par commodité,  il ne gène pas la communication des personnages entre eux.
  • Les portes, portières, obstacles en tout genre ne sont pas « bloquants » et ne doivent pas casser le rythme d’un film. Ils sont utilisés de façon réaliste quand ils servent de prétexte pour un rebondissement dans l’histoire.
  • Les « consommables » (munitions, carburant, électricité, nourriture, eau etc…) sont illimités sauf si l’on souhaite faire de leur épuisement un outil scénaristique pour changer le rythme d’une scène ou pour un rebondissement dans l’histoire.
  • Le moindre impact à pour conséquence une explosion sauf si c’est le moyen de transport du héros.
  • Les personnages sont parfaitement coiffés, maquillés et habillés, si tel n’est pas le cas c’est que ce sont des victimes ou des zombies.